Pensez-vous que les influenceurs ont dépassés les limites ?

Comment expliquer que les collaborations influenceurs-marques se soient autant développées ? Aujourd’hui, le succès de l’influence est lié à plusieurs choses.

Déjà, à un contexte de croissance assez forte du social dans tous les investissements des annonceurs et finalement l’influence en fait partie.

C’est également lié au fait que cela peut être un investissement assez rentable. Si on demande à un influenceur de créer du contenu, il est à la fois le producteur, le média et le diffuseur du contenu.

 

Sinon vous devez passer par une boîte de prod’ qui crée le contenu, et ensuite faire de l’achat média pour le diffuser. L’influence réunit les deux leviers.

influenceurs

Ensuite, c’est accessible : si vous avez 300€ de budget, vous trouverez toujours un influenceur qui prendra vos 300€ pour parler de votre produit.

 

Évidemment, il n’aura pas forcément la même notoriété et la même puissance. C’est accessible à tous. Enfin, il y a une forte croissance des influenceurs.

 

Il faut se rendre compte que le marché de l’influence est “drivé” par l’offre. Il y a un grand nombre d’influenceurs aujourd’hui sur tous les sujets.

 

L’influence se développe parce que cela marche et cela donne des résultats. Il y a un tel niveau d’investissements aujourd’hui chez les annonceurs que tout est mesuré, à la fois sur l’image, sur des KPI plus précis, de ventes, d’engagement, etc. Effectivement, c’est intéressant car l’influenceur est producteur et média.

 

Mais l’influenceur est aussi créateur de contenu avec une patte qui est celle que tous les annonceurs cherchent désespérément pour s’exprimer sur les réseaux sociaux.

 

Une écriture qui n’est pas très publicitaire, mais plutôt naturelle, sous-produite mais produite quand même. Un influenceur qui se met à faire de la publicité est beaucoup plus accepté qu’il y a quelque temps :

 

La communauté a compris que l’influenceur avait besoin de vivre du travail qu’il générait, à concevoir et produire ses contenus. L’authenticité est clé dans la relation audience-influenceur : pourquoi est-elle parfois mise à mal avec des contenus sponsorisés par des marques sauf que cela n’est pas dit de façon transparente ?

 

La tendance est à l’afficher, même si au départ les influenceurs ne savaient pas. C’était tellement spontané tout ça. Aujourd’hui, c’est affiché car il n’y a pas de raison que cela ne le soit pas.

 

C’est d’autant plus nécessaire qu’il n’y a pas de rejet de la communauté. Encore une fois, les influenceurs ont ce don créatif, ce langage donc ils n’ont pas besoin de l’afficher en disant : ce poste est sponsorisé.

 

Cela peut être dit par l’influenceur lui-même : les influenceurs expliquent à leur communauté qu’ils font des collab’ avec telle marque, tel groupe, tel produit, ils le disent dans leur fil donc cela ne me semble pas tabou.

 

Que ce soit un produit qui a été donné ou payé, le contexte dans lequel le contenu a été fait doit toujours être spécifié. La réglementation va aller vers beaucoup plus de transparence.

 

Il n’y a pas de raison que le digital soit traité différemment que la presse. C’est juste une question d’éducation du marché. Les gros influenceurs le font beaucoup plus que les petits qui ne savent pas trop quelles sont les règles, les usages, etc.

 

Et qui ne seront pas les premières cibles non plus des autorités de régulation qui mettront leur nez dedans un jour. Face à des cas potentiels d’arnaques e-commerce ou de fausses audiences, est-ce au marché de se structurer ou à la réglementation d’évoluer ?

 

C’est au marché de se structurer. C’était un peu la poule aux œufs d’or :à un moment les influenceurs avaient même tous leurs petits trucs pour monter leur communauté très vite.

 

À une époque, tu achetais un influenceur en fonction de la taille de sa communauté, sans se poser trop de questions puisqu’il n’y avait pas d’outils d’analyse d’audience très performants.

 

Aujourd’hui, à l’agence nous disposons des outils nécessaires. La première chose que l’on fait c’est de regarder les communautés, comment elles réagissent, pour s’assurer qu’on ne va pas recommander à un annonceur d’utiliser des influenceurs qui n’ont pas le quart de ce qu’ils prétendent avoir.

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Il faut aussi mettre la responsabilité sur le dos des plateformes. Très régulièrement, toutes les plateformes – comme Twitter et Instagram récemment – suppriment des faux comptes.

 

Ils sont mobilisés là-dessus et la solution viendra d’eux. Si demain il n’y a plus de bots pour créer des followers et que ces comptes-là sont supprimés, les communautés deviendront clean.

 

Quel est l’avenir du marketing d’influence ?

 

On va aller vers plus de ROI et d’efficacité. Il y a déjà une forme de ROI quand vous avez une stratégie de code promotionnel pour driver des ventes, vous pouvez mesurer ce qu’un influenceur a apporté.

 

Nous avons des retours de certaines marques avec lesquelles nous travaillons ou qui capitalisent sur l’influence, qui sont totalement délirants. Des marques sont nées et n’existent que via l’influence.

 

Prenez Daniel Wellington, qui n’est qu’un exemple. Ou une marque de bijoux qui s’appelle LÕU.YETU. Là, on mesure la conversion en achat. Je suis sûr que demain il faut aller vers plus d’efficacité pour mesurer en termes de notoriété, d’appréciation de marque, ce que cela va donner.

 

Il y a un vrai sujet et une vraie tendance à la normalisation. demain on achètera l’influence sur une notion de CPM. On achètera des impressions, ce qui permettra de comparer avec d’autres leviers marketing et médias qui existent.

 

Tout cela permettra de normaliser les prix des influenceurs qui sont aujourd’hui des prix à la carte selon les communautés et les pricing de chacun. La dernière interrogation, c’est comment les plateformes vont elles-mêmes se positionner sur le métier de l’influence.

 

Aujourd’hui, les influenceurs n’existent que par elles. Évidemment elles captent une énorme partie des budgets des marques via les social ads.

 

Mais elles sont relativement peu présentes dans le marché de l’influence car il y a des intermédiaires ou des influenceurs qui gèrent en direct leur activité. Ils vont tous tenter de se positionner dessus. C’est une des évolutions de ce marché.

 

Promouvoir son business grâce au marketing d’influence : 

 

– Les bases du marketing d’influence
– Les outils pour réussir avec le marketing d’influence
– Des emails rédigés pour contacter démarcher n’importe quel influenceur
– Des outils pour détecter les faux influenceurs
– Une étude de cas concret à suivre pas à pas pour réussir
– Des exemples réels tout du long 

 

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